Ali Bongo Ondimba annonce sa candidature : « (…) Je suis candidat … » Que de promesses renouvelées !

mercredi 2 mars 2016 Speciales


On se serait cru en 2009, lorsqu’étalant son ambitieux projet de société « l’Avenir en confiance », le président gabonais parlait d’offrir à ses compatriotes le minimum vital au fur et à mesure tous les ans. Nous sommes en fin de mandat pratiquement, le revoilà sur la même lancée, histoire de solliciter à nouveau la caution populaire en promettant aux populations de n’être heureux que lorsqu’elles le seront. Dans quel contexte ? Question à laquelle l’on voudrait tenter de répondre si tant est qu’étant citoyen, nous avons un droit de regard sur la gestion de notre pays.

Trêve de plaisanteries ! La situation que traverse aujourd’hui le Gabon est, on ne peut plus morose, en témoignent les incessants mouvements d’humeur qui se font jour ci et là, résultant d’incompréhensions entre responsables et administrés ou de l’insatisfaction des populations face au mode de gestion qui s’applique à elles, ce d’autant plus que l’on compte à ce jour de plus en plus de personnes sans emploi dans les grands centres urbains et névralgiques, eu égard au fait que c’est dans ces lieux que sont installées les grandes sociétés.

Les Gabonais à qui on a servi en gros la paix et l’unité nationale, non pas que ce ne soit rien, bien au contraire, veulent maintenant du développement puisque les conditions sociales s’y prêtent. Le développement qui ne se fait pas à la va-vite, mais qui résulte plutôt d’une planification ajustée s’étalant dans le temps. Cela passe, vous vous en doutez, par la formation de l’homme au double plan intellectuel et moral, or, l’école gabonaise continue d’être captive de vieilles habitudes parfois politiciennes qui conduisent les syndicats, déborder de leurs prérogatives, instrumentalisés qu’ils sont par les acteurs tous bords confondus, alors qu’ils sont créent dans le but de défendre des intérêts corporatistes.

C’est après avoir réfléchi à la préparation de l’homme que l’on devrait s’atteler à voir comment se servir des leviers de l’économie et alors amorcer la lente, mais sure marche vers l’émergence qui n’est pas du tout un vain mot, sinon l’Afrique du Sud par exemple n’aurait pas atteint ce stade du développement. D’où, il nous vient à l’idée de nous poser la question de savoir à quel niveau nous situons-nous dans la satisfaction des attentes vitales des populations concernant la santé, l’éducation, le logement et la formation des jeunes dont les autorités semblent à nouveau faire leur cheval de bataille comme si depuis 2009, elle était rangée dans un tiroir.

Quid de la sécurisation de l’environnement des affaires ?

Quand on sait les peines qu’endurent les Petites et moyennes entreprises gabonaises pour entrer en possession de leur dû. L’accès à l’eau et à l’énergie, parlons-en un peu, juste pour signaler que de nombreux quartiers en cette année 2016, parmi même les plus huppés des grandes agglomérations du pays, en manquent encore de façon criarde quand ils ne subissent pas des délestages périodiques. On le voit donc, du pain sur la planche pour qui aspire à gouverner le Gabon les sept prochaines années dans un contexte de récession économique comme jamais avant, surtout qu’aux raisons conjoncturelles se greffent des structurelles relevant, elles, beaucoup plus de la gouvernance. On a entendu le président de la République parler en substance de diagnostiquer sans complaisance la situation politico-économique et sociale du pays. Cet exercice s’avère en effet utile lorsque l’on sait que l’orthodoxie fout de plus en plus le camp, battue en brèche par des comportements qui, s’ils perdurent, sont propres à conduire l’Etat tout droit vers le précipice et la banqueroute.


Dounguenzolou

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