Albert Schweitzer, « le pionnier » de Médecin Sans Frontières !

vendredi 11 septembre 2015 Société & environnement


La célébration du cinquantenaire du décès d’Albert Schweitzer, le « grand docteur », le 4 septembre dernier à l’hôpital éponyme de Lambaréné, suivie dans la capitale gabonaise d’un colloque international ayant pour thème « Docteur Albert Schweitzer au Gabon : l’Homme, son temps et son principe du respect de la vie », nous donne l’occasion de revenir sur le côté altruiste et philanthropique de cet alsacien qui a consacré sa vie et son âme à l’exercice de la médecine dans la province du Moyen-Ogooué.

Il est illusoire de penser qu’Albert Schweitzer était l’incarnation totale du bien et de la vertu. En revisitant l’histoire, il revient que le « grand blanc » de Lambaréné ne s’est pas suffisamment intégré dans la société de son époque. C’est certainement ce qui a justifié le vocable « indigènes » attribué à ses patients. Autre grief, la légendaire insensibilité d’Albert Schweitzer, face à la douleur des malades et ses nombreuses expériences de la médecine moderne sur les populations autochtones. Des reproches, certes sensés mais tout de même à relativiser !

Le contexte de l’époque

Cet alsacien bon teint, né de parents bourgeois, a quitté sa terre natale pour venir déposer ses bagages dans la forêt équatoriale profonde en 1913 et y a bâti un hôpital, devenu un des lieux touristiques du pays. Il fallait quand même le faire à l’époque ! Véritable philanthrope, Albert Schweitzer a imposé son amour viscéral de Lambaréné, mais surtout de son « village hôpital » à son épouse, Hélène Bresslau Schweitzer. Bravant ainsi les rudes conditions climatiques de la région et l’absence de commodités et services de l’Administration. Une réalité mise en exergue par le 1er Vice-Président de la Fondation Internationale de l’hôpital Albert Schweitzer, René Hilaire Adiaheno : « Il y a 20 ans aucun médecin ne voulait venir travailler à Lambaréné, imaginez-vous à l’époque de Schweitzer ! ». Une vision partagée par l’historien de la médecine, Hines Mabicka Ognandzi qui estime que « Pour comprendre l’homme, il ne faut pas le regarder sous le prisme moderne, mais plutôt se placer dans son époque  ». Le moins que l’on puisse dire c’est qu’Albert Schweitzer était réellement mû par le désir de guérir ses patients, et ce, en explorant toutes les pathologies de prime abord incurables à l’époque, d’où la création du « village lumière », un espace réservé au traitement des lépreux.

Schweitzer, l’homme multidimensionnel

Bien plus qu’un simple médecin, Albert Schweitzer avait plusieurs cordes à son arc. Musicien, bâtisseur, pasteur et médecin, il arrivait à trouver du temps pour toutes les activités. A cela s’ajoutaient, les visites aux domiciles des malades. L’ancien ministre et député Martin Mabala réfute certaines allégations : « Ce qu’on dit sur Schweitzer est faux, il nous soignait et rendait même visite aux malades ». N’était-ce pas là une forme d’intégration ? La réponse coule de source : si ! Albert Schweitzer appartient sans aucun doute de de cette race de médecin qui ne court pas les rues. Un exemple de générosité à suivre ! 


YFI

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