Agriculture/Café-cacao : Le Gabon veut produire 750 tonnes d’ici trois ans

jeudi 23 mars 2017 Economie


Attribuer aux exploitants des hectares de terres cultivables et mettre à leur disposition (des jeunes en particulier) des fonds pour le développement de la culture du cacao et du café, tel est le pari de la Caisse de stabilisation et péréquation (Caistab).

Comment redynamiser le rendement de la filière cacao-café après des années de faiblesse ? La réponse est à rechercher dans les nouveaux enjeux de développement fixés par la Caistab dans un plan d’action étalé sur la période 2016-2018. Au cours de la période définie, l’organe public de gestion de la filière cacao-café prévoit des investissements de l’ordre de 5 milliards de francs CFA avec pour objectif de porter la production annuelle de la Caistab à 4 000 tonnes soit 2 000 tonnes pour le segment cacao et 2000 autres pour le segment café contre les 100 tonnes actuels.

Pour atteindre ses ambitions, la Caistab prévoit des plans d’actions séquentiels axés sur la revitalisation des plantations laissées à l’abandon depuis des années et la mobilisation d’une nouvelle classe de cultivateurs plus jeune. « Nos propres champs de café et de cacao sont laissés à l’abandon. La filière café-cacao, actuellement, est en vue de l’esprit. Pis, nous n’avons aucune stratégie commerciale à l’export pour bien vendre notre produit », reconnaissait quelques mois, le nouveau manager de la Caistab, Ismaël Ondias Souna. Ainsi, loin de l’objectif de cinq ans, à titre d’action spécifique, la Caistab prévoit pour les trois prochaines années, dans le cadre de l’initiative Jeunes entrepreneurs du café-cacao (JEECCA), lancé en février dernier de former 250 jeunes exploitants aux techniques de cultures de ces deux produits.

L’objectif de la Caistab est « d’attribuer à chaque exploitant un ha à cultiver », et ce, dans les neufs provinces du Gabon. Loin d’envisager des quotas de production extravagants et irréalisables. Ainsi, la Caistab prévoit une production de 750 tonnes. Le projet en lui-même est à encourager, mais les craintes peuvent demeurer au niveau de sa réalisation. En effet, de nombreux plans, projets, politiques ou stratégies de développement, c’est selon, sont orientés vers des secteurs porteurs notamment dans le domaine de l’agriculture ont été formulés et adoptés au Gabon mais sans jamais connaître un écho favorable. A côté de cette réalité, il y a aussi la problématique du marché qui se pose en obstacle à la visibilité des produits locaux surtout agricoles.


Michaël Moukouangui Moukala

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