Africa N°I : La situation s’enlise !

jeudi 23 août 2018 Société & environnement


Depuis ce 22 août, le personnel de la radio africaine qui purge un an sans salaire et craint pour les lendemains, la rentrée scolaire approchant à grands pas, a décidé, pour tenter durablement d’interpeller l’opinion nationale et internationale, de mener un mouvement de protestation pacifique, avant que d’entrevoir d’autres démarches aux fins de pousser les autorités compétentes en tête desquelles les actionnaires de la radio à prendre au plus vite les mesures qui s’imposent et statuer définitivement sur son cas en commençant par payer les arriérés de salaires.

Difficile, voire très difficile la passe que traversent depuis plusieurs mois les agents d’Africa n°I qui ne savent plus où donner de la tête, eux, qui n’ont pas perçu de salaire depuis bientôt plus d’un an. Cela, vous vous en doutez, ne peut que causer des désagréments, vu que nombre d’entre eux se voient déloger de leur lieu d’habitation, condamnés qu’ils sont à errer avec leur famille en quête d’un logis, en même temps qu’ils éprouvent d’énormes soucis pour s’alimenter. Qu’en sera-t-il dans quelques semaines lors de la rentrée des classes qui pointe à l’horizon ? Ne sachant plus à quel saint se vouer, ils ont pris l’engagement de mener à côté des démarches administratives, un mouvement qui pourrait les conduire au cas où ils n’obtenaient pas gain de cause, à une grève de la faim.

Ils tentent ainsi d’interroger les uns et les autres sur le sens qu’ils donnent à la vie et d’amener ceux pour qui celle-ci revêt un caractère sacré, à s’apitoyer sur leur sort et contribuer efficacement à la sensibilisation de qui de droit. Les agents d’Africa n°I à qui il est à tort reproché de ne plus travailler expliquent à qui veut l’entendre qu’ils ont maintes fois attiré l’attention des actionnaires sur le fait que leur outil de travail était devenu obsolète et qu’il ne satisfaisait plus aux besoins de service. D’où ils attendent qu’il leur soit dit de quoi seront faits les lendemains, cela passant bien entendu par les conclusions du dernier conseil d’administration qui devrait logiquement acter le départ de la Libye, actionnaire majoritaire, et le redéploiement de la station de radio à en croire les autres actionnaires.

Depuis donc ce 22 août, ils organisent des veillées au sein même de la radio, veillées au cours desquelles ils se concertent avec la direction générale sur la conduite à tenir pour sensibiliser davantage les responsables de ce média qui a fait la fierté des Africains sur leur sort et solliciter d’eux qu’ils travaillent si ce n’est à lui redonner son lustre d’antan, à libérer des agents qui n’ont que trop souffert de l’état de déliquescence du « Tam Tam africain ». Une situation qu’ils supportent mal et qui les prédispose à l’oisiveté qu’ils ne désirent pas voir durer plus longtemps. Frustrant quand on remarque le vide crée dans l’univers médiatique dans lequel trônent fièrement aujourd’hui ses concurrents Radio France International, RFI, et la British Broadcoasting Corporation, BBC, devant lesquels un sondage de l’institut Marcomer Gallup International datant des années 90 le plaçait dans sa zone de couverture.

On n’est pas loin de regretter ce beau vieux temps où Africa n°I était suivie dans la plupart des capitales africaines francophones ! Ce qui se passe actuellement n’a rien d’un mouvement de grève puisqu’il traduit simplement le dépit de femmes et d’hommes qui ne pensaient pas ainsi terminer leur parcours dans un média qu’ils ont juré vouloir servir toute leur existence si Dieu le leur permettait. Des femmes et des hommes qui ne demandent qu’à être respectés et compris pour éviter qu’ils ne subissent ce qui s’apparente à un supplice. Vivement que les choses rentrent dans l’ordre !


Dounguenzolou

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