Africa N°1 : On n’est pas sorti du tunnel !

lundi 15 février 2016 Economie


Où en est-on avec les conclusions de la commission interministérielle commise pour trouver une issue à la désastreuse situation que connait d’Africa N°1 ?

Depuis qu’elle a été lancée sur orbite, il y a quelques mois, tout stagne et tire en longueur. Depuis lors cette commission interministérielle n’a toujours pas rendu sa copie. Plus personne ne dit mot sur cette mystérieuse commission interministérielle pourtant annoncée avec un sérieux impérial. C’est à croire que des forces occultes grippent la machine pour que les choses demeurent en l’état afin de continuer à profiter à la canaille en col blanc qui se sucre allègrement sur le dos de la radio panafricaine.

Du côté de la radio, autre repaire des magouilleurs aux petits pieds, le mystère demeure total sur la gestion des dividendes annuels versés par la SEEG, environ 50 millions de FCFA. Tout comme les 15 millions de charges mensuelles versées par l’Etat gabonais pour les consommables, à cela s’ajoutent les 15 millions trimestriels issus de la location par AIRTEL de la plateforme du bâtiment où sont installés ses pilonnes-relais. Où va donc tout cet argent lorsqu’on sait que pour avoir des consommables, on est obligé de rafistoler. Tenez par exemple : les journalistes sont obligés de recycler du papier pour leurs journaux, sans parlerd’une imprimante qui manque souvent d’encre et le bâtiment en lui-même dans un piteux état, à croire un lieu abandonné. Sans parler des moyens roulants, à peine un véhicule brinquebalant qui tombe en panne de façon chronique.

Au fait, qu’en est-il du projet Africa N°1 version télé pour lequel l’Etat alimentait à chaque exercice budgétaire, et cela pendant plusieurs années, une ligne de crédit de l’ordre de 4 milliards de FCFA ? Où est passée cette manne ? Chut ! Dit-on que le matos aurait même été acheté mais aurait pris une direction inconnue, pillé sans doute par les mêmes rapaces dont certains ont ouvert des télévisions alors que d’autres, comme frappés par une malédiction divine, voient leurs bizness péricliter, le cas de Laure Olga Gondjout qui traine des arriérés de salaires de plus de 8 mois dans son journal en ligne Gabonnews. Son desk n’est plus qu’un milieu hanté par des fantômes, plus aucune âme ou presque ne pointe en ces lieux devenus lugubres comme le personnage. Les confrères attendent leur argent assis chez eux.

 Il se dit que le rejeton de Laure aurait organisé un mariage princier qui aurait plombé toutes les ressources pillées par maman du temps de son règne au ministère de la Communication et à la présidence de la République. En réalité, la descente aux enfers de ce média en ligne commence avec le départ de Laure du ministère de la COM. Puis du Secrétariat général de la présidence de la République où elle détournait avec un talent hors pair les ressources de ces deux institutions pour le bénéfice de son média en ligne. 

Felix Onkeya, chef d’orchestre de cette mafia qui met en difficulté Africa N°1, aux dernières nouvelles, serait dit-on dans de sales draps judiciaires pour une avalanche de magouilles sur fond de surévaluation. Nous y reviendrons !


Ernesto Tchombal

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