Africa N°1 : Le complot !!!

mardi 31 janvier 2017 Economie


Au moment où les autorités gabonaises s’évertuent à trouver des solutions en vue de maintenir le grand malade en vie, des esprits retors, sans le moindre scrupule et pour précipiter sa mort, lui donnent un coup de grâce. La stratégie de mise à mort subite est simple : saper ce qui reste de cette radio, tout espoir de relance, tout ce qui est en train d’être fait et partant de son image de marque.On y lit sur la toile que le chanteur, du groupe ivoirien Magic System, aurait lancé une OPA sur l’antenne de Paris. Une aberration pour le moins troublante qui ne peut laisser indifférent tant l’enjeu, si important, heurte les normes en matière commerciale.

Le décrochage Africa N°1 Paris est une marque déposée, propriété de la maison-mère qui émet de Libreville et de Moyabi au Gabon. Donc il ne peut s’agir de ce décrochage parisien géré par AFRICA MEDIA, société de droit français qui n’est autre qu’une franchise d’Africa N°1 dans laquelle la radio panafricaine dispose des parts. Cette vente concernerait-elle AFRIMEDIA dont un certain Guillot contrôle, avec la complicité de quelques corrompus résidents à Libreville, la majorité des parts du capital ?Une majorité des parts acquises dans une totale opacité ayant surfé sur le laxisme coupable des dirigeants de l’époque. Si bien qu’après cette opération sulfureuse de redistribution des parts du capital, l’antenne de Libreville s’est retrouvée avec une part congrue (3% environ).

Si la vente concerne AFRIMEDIA, qui a alors représenté l’Etat gabonais dans ce deal passé avec le nouvel acquéreur ? Le Comité de privatisation piloté par un certain Onkéya et qui suit le dossier de cette radio pour son prompt rétablissement, a-t-il été associé à ce qui s’apparente à un complot contre la radio africaine ? Sans être un adepte de la rhétorique du complot, mais parler de la vente d’Africa N°1 ne viserait-il pas à écorner l’image de marque de cette radio internationale à vocation panafricaine afin de pousser les plus hautes autorités à opérer son euthanasie et ainsi la reprendre à deux sous, du moins son patrimoine immobilier et sa marque, seules valeurs marchandes qui suscitent bien des convoitises ?

Parler de la vente d’Africa N°1, n’est plus ni moins qu’une tentative de précipitation du processus de mise à mort déjà programmé par ceux qui entendent tirer profit du naufrage qui guette cette radio. Cette vente supposée est un grossier mensonge qui expose les auteurs à des poursuites judiciaires. Tout est fait pour que cette radio sombre à jamais. Même le redressement judiciaire censé la sortir de sa situation actuelle, pour des raisons inconnues, tire en longueur. Et les conclusions de ce redressement sont pourtant connues reste plus que leurs applications. Rien ne semble pourtant faire bouger les lignes tout est comme figé par une main noire. Qu’attend le tribunal du commerce pour décréter la fin du redressement, le plus long sans doute de l’histoire des redressements judiciaires au Gabon. Qu’attend cette institution judiciaire pour décider de l’avenir de cette radio quant à sa nouvelle forme juridique ?


Ernesto Tchombal

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