Affaire BR SARL : Le Directeur de COOFIGA se dit victime d\’une machination

vendredi 25 décembre 2015 Economie


Fermée depuis le mois de novembre sur ordre du Ministre de l\’Economie Régis Immongault suite au scandale de la \"faillite\" de BR SARL, l\’établissement de microfinance COOFIGA a déploré ce 24 décembre à Libreville cette décision qu\’il estime injuste et a clamé son innocence dans le dossier relatif à la vaste escroquerie organisée par l\’entreprise \"aventurière\" Bâtisseur de richesses Sarl.

Situé au feu-rouge Nombakélé au centre-ville de la capitale gabonaise, COOFIGA a été frappé d'une sanction du ministère de l'Economie et pour cause, le quotidien l'UNION cite l'établissement comme associé à BR Sarl dans ces manœuvres peu recommandables en le qualifiant de "sans papier". Ce dont le Directeur de la dite structure, Elie TEGUEM, s’en défend vertement : "On nous accuse du fait que nous ne possédons pas un agrément délivré de la COBAC. Pourtant la délivrance de ce permis d'exercer peut prendre plusieurs années. Nous avons fait les démarches administratives et nous sommes en possession d'un récépissé qui nous permet d'exercer en attendant. Pour nous, il est clair que cet acharnement médiatique est diligenté par nos concurrents dans la microfinance. C'est un règlement de compte ! "

En effet, selon ce dernier, il aurait été plus judicieux de mener des enquêtes au préalable avant d'ordonner la fermeture sur le motif "d'exercice illégal de la profession bancaire" d'une coopérative financière qui revendique bénéficier d'un certificat d'agrément délivré par la DDR (Direction du Développement Rural), d'un certificat de dépôt délivré en 2012 par la Direction Générale de l'Economie et de la Politique Fiscale pour le statut EMF, d'une fiche circuit du Centre de Développement des Entreprises (CDE), d'une autorisation délivrée par le Directeur de la solde "permettent à COOFIGA d'accorder le crédit aux fonctionnaires et agents de l'Etat" et tout un listing de documents administratifs et de quittances pour paiement des patentes et taxes.

Selon certaines indiscrétions du ministère de l'économie qui s'est engagé à assainir le secteur financier gabonais, une remise en cause de la procédure serait en cours ; il s'agirait pour certains d'une bavure provoquée par l'urgence de la situation face au scandale dans l'opinion publique.

Pour l'heure, le Directeur de la COOFIGA demande à ses épargnants, pris de panique par la mesure, de garder leur calme et à ceux qui ont effectué des emprunts auprès de la coopérative qui soutient le secteur informelet qui a difficilement accès au crédit bancaire, de rester consciencieux vis-à-vis des remboursements.

Rappelons que la COOFIGA qui compte 5 agences dans la capitale gabonaise avec 25 salariés actuellement au chômage technique et qui vient d'ouvrir à Port-Gentil entend répondre sans crainte à sa citation à comparaître le 8 janvier prochain au tribunal correctionnel de Libreville.


Carl Thomas

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