Administration publique : Place aux jeunes !

lundi 16 avril 2018 Politique


Les plus hautes autorités sont, résolument, décidé à changer l’actuelle configuration de l’administration gabonaise. En atteste le récent Conseil des Ministres lors duquel des jeunes ont été promus à des postes de responsabilités notamment à la Présidence e la République. C’est dire qu’Ali Bongo Ondimba compte véritablement faire de son second septennat celui de la jeunesse. Toutefois, on se demande si la confiance placée dans ses jeunes suffira-t-elle à faire bouger les lignes de l’exécutif ?

Depuis qu’il a rempilé à la tête de l’état, en août 2016, Ali Bongo Ondimba a décidé de laver l’administration gabonaise à grande eau. Un changement de paradigmes, serait-on tenté d’affirmer. Pour le mandat en cours, le premier citoyen gabonais tient mordicus à promouvoir la jeunesse et la femme (Ndlr : on veut pour preuve la décennie de la gente féminine décrétée). Un renouvellement générationnelle de l’administration débutée le 25 aout dernier, avec la nomination de Brice Laccruche Alihanga au poste de Directeur de Cabinet du Président de la République.

Depuis lors, plusieurs jeunes dont la plupart viennent du secteur privé, sont portés à des postes de responsabilités. Les nominations de Renaud Allogho Akoue à la Caisse nationale d’assurance maladie et garantie sociale, CNAMGS, Hermann kamonomono au Fonds National d’Aide Social, FNAS et Sayid Abeloko à l’Office des ports et rades du Gabon, OPRAG, pour ne citer que ceux-là en constitue la parfaite illustration de la dynamique entamée. Lesquels jeunes ont l’impérieuse mission, entre autre, de transposer dans l’administration le fonctionnement du privé. Un modèle basé sur la culture des résultats, c’est du moins le vœu ardent du palais du bord de mer. Objectif : faire bouger les lignes et rendre l’administration plus performante et efficace, mais surtout moins lourde.

Oui, mais…

Si l’on salue cette volonté manifeste de rajeunir les effectifs du secteur public, il n’en demeure pas moins vrai que cette dynamique ne saurait, à elle seule, constituer la panacée de l’administration gabonaise. Pas besoin d’être devin pour prédire que ces jeunes malgré toute leur bonne volonté et enthousiasme seront très certainement confrontés à de nombreux écueils. En effet, c’est un truisme d’affirmer que la corruption, les détournements de deniers publics, les passe-droits et l’impunité sont autant de maux gangrénant l’administration gabonaise.

Ces jeunes promus pourront-ils soigner l’administration gabonaise « malade » ? Vont-ils pouvoir mettre un terme aux vieilles habitudes qui malheureusement ont la peau dure ? Leurs administrés vont-ils adhérer à leur vision voire stratégie ? Seul l’avenir le dira. Dans tous les cas « c’est au pied du mur que l’on juge le maçon », comme dit l’adage. Les nouveaux promus savent qu’ils ont obligation de résultats, et ce, sans aucun round d’observation.


Paul Ndombi

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