Accouchement par césarienne : La nouvelle arnaque !

lundi 18 avril 2016 Santé


Va-t-on vers la fin des accouchements par voie basse ? C’est la question qu’on est tenté de se poser au regard du nombre important d’accouchements par césarienne à Libreville. Une pratique décriée par de nombreuses personnes qui y voient purement et simplement une arnaque pratiquée par le personnel médical.

Laëtitia Moulet avoisine la trentaine. Elle est mère de deux enfants (deux garçons) et vient encore de donner la vie, mais cette fois par césarienne, alors que cela ne s’imposait pas. Aberration ! C’est pourquoi cet accouchement restera à tout jamais gravé dans sa mémoire. Et la bonne santé de son bébé ne changera pas la donne. « L’accouchement par césarienne ne devrait pas s’imposer à elle vu qu’elle en a l’expérience des accouchements », confie le père, ahuri. « J’en suis à mon troisième enfant, en temps normal, l’accouchement par césarienne peut se comprendre pour les premières grossesses et non pour les femmes dans la même situation que moi », fustige la concernée.

Même son de cloche pour la mère de Laëtitia Moulet qui ne comprend pas pourquoi sa fille a dû se faire ouvrir le ventre, malgré ses deux précédentes maternités. « A notre époque, lorsque j’avais son âge, ces pratiques n’étaient nécessaires que dans certains cas particuliers mais aujourd’hui, elle devient monnaie courante  », s’étonne la mère de la jeune demoiselle. Cette histoire n’est malheureusement pas une exception. Les accouchements par césarienne sont désormais à la mode dans bon nombre de structures sanitaires de Libreville, particulièrement dans les cliniques. Objectif : gonfler au maximum les factures des patients.

Du coup plusieurs jeunes filles et autres primipares vivent la psychose. « J’ai peur de tomber enceinte, de peur d’accoucher dans cette circonstance  », confie une jeune fille qui n’a pas encore connu l’expérience de la grossesse.

Comment échapper à cette nouvelle tendance, plus que souvent décidée de façon unilatérale par le médecin ? La question taraude l’esprit de nombreuses femmes et hommes. « Je préfère que ma femme accouche normalement plutôt que de passer par une pratique pas à cent pour cent sûre », souligne Clément Ndinga, un jeune fonctionnaire.

La cupidité des médecins

A défaut de pratiquer une césarienne, l’autre parade du corps médical consiste à déclencher l’accouchement avant terme. Beaucoup de femmes enceintes n’ont souvent pas le choix car les médecins trouvent des astuces pour les persuader de la nécessité de ce passage à risque. Or, l’option d’un accouchement par césarienne ne peut être envisagée que si et seulement si, le cas est grave et dira-t-on urgent. Mais pour des raisons peu connues, c’est le contraire qui se pratique à Libreville.

Un poids-lourd financièrement

Pour une semaine passée dans une clinique locale, bien connue, Laëtitia Moulet a dû débourser pas moins de 600.000 francs CFA pour les soins et autres prestations lors de son séjour. Une somme lourde pour son conjoint qui ne l’aurait pas déboursé si l’accouchement avait eu lieu par voie basse. La pratique est perçue comme une arnaque de la part des cliniques. Normal quand on voit les factures inhérentes à l’accouchement par césarienne auxquels s’ajoutent les médicaments et le suivi post-natal.


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